
Le platane comme journal de bord de la pollution de l’air
Campagne de mesure Plataancheck 2026
Avec le Plataancheck, vous pouvez mesurer les émissions de particules fines dans votre environnement. Nous collectons jusqu'à fin avril 2026 des morceaux d'écorce de platane afin de les analyser en laboratoire. Envie de participer ? Découvrez ci‑dessous comment procéder !
Pourquoi les particules fines dans l'air sont‑elles dangereuses ?
Les particules fines sont un terme générique désignant toutes les particules présentes dans l'air de moins de dix micromètres capables de pénétrer dans votre organisme. Elles constituent un élément essentiel dans l'étude de la pollution atmosphérique : les particules fines sont la principale cause de maladies liées à la pollution de l'environnement en Flandre. Chaque année, des milliers de personnes meurent prématurément à cause d'une exposition excessive aux particules fines.
Ces particules peuvent atteindre la circulation sanguine via les poumons, ce qui contribue à aggraver de nombreux problèmes de santé tels que l'essoufflement, l'asthme et l'augmentation du rythme cardiaque (Département de l'Environnement). Une exposition prolongée augmente également le risque d'AVC, d'infarctus et d'accouchement prématuré pendant la grossesse.
Ces particules peuvent atteindre la circulation sanguine via les poumons, ce qui contribue à aggraver de nombreux problèmes de santé tels que l'essoufflement, l'asthme et l'augmentation du rythme cardiaque (Departement Omgeving). Une exposition prolongée augmente également le risque d'AVC, d'infarctus et d'accouchement prématuré pendant la grossesse.
Les particules fines représentent aussi un facteur de risque pour diverses maladies chroniques comme la bronchite, le cancer du poumon, Alzheimer, Parkinson et le diabète de type 2 (Sciensano).
Bien que les normes de l'Union européenne (EU-AQS) et de l'Organisation mondiale de la santé (WHO-AQG) soient dépassées depuis de nombreuses années en Belgique, la pollution par les particules fines dans notre environnement reste insuffisamment prise en compte.
En participant à cette étude, vous pouvez contribuer aux premières actions concrètes en faveur d'une société où chacun bénéficie d'un air sain. Vous êtes intéressé(e) ? Consultez alors la section "Comment ça marche ?" ci‑dessous.
Comment les platanes mesurent‑ils les particules fines ?
Mesurer, c'est savoir ! Les platanes fournissent, grâce à leur écorce, de nombreuses informations sur la quantité de particules fines présentes dans leur environnement. En hiver, ils stockent ces particules dans leur écorce. Au printemps, lorsqu'ils commencent à desquamer, les couches d'écorce contenant les particules accumulées se retrouvent à la surface du tronc. En recueillant et en analysant les morceaux d'écorce qui se détachent des platanes disséminés dans l'environnement, nous pouvons cartographier les quantités de particules fines dans notre cadre de vie. Ainsi, nous mesurons la quantité de particules fines qui était présente dans votre quartier. Tous les échantillons sont analysés par l'Université d'Anvers sous la direction du Dr. Ir. Roeland Samsom.

Comment ça marche ?

Étape 1 : Collecter l'écorce de platane
Le platane est connu pour son écorce qui se détache facilement.
Voyez‑vous un platane dans votre quartier dont l'écorce se desquame ? Choisissez un morceau d'écorce propre du côté de la rue, sans mousse, sans graffiti, sans clous ni autres dégradations. Prélevez délicatement quelques fragments d'écorce qui se détachent du tronc. Essayez de ne pas toucher l'écorce avec vos doigts. Utilisez un sac en plastique retourné (à l'envers) pour collecter votre échantillon. Ne ramassez pas d'écorce tombée au sol.

Étape 2 : Générez votre code via PartiCollect
Générez un code via l'application PartiCollect (disponible dans le Google Play Store ou l'App Store).
Choisissez 'Nouvelle mesure' → 'Air' → 'Échantillon d'écorce' . Écrivez ensuite ce code sur l'enveloppe avant d'envoyer votre échantillon.

Étape 3 : Déposez/envoyez votre échantillon
Placez l'écorce collectée dans une enveloppe solide.
Écrivez sur l'enveloppe le code généré avec l'application PartiCollect, ainsi que le nom de la rue et la commune de l'arbre dont vous avez prélevé l'écorce. Cela nous permettra de déterminer par la suite de quel environnement provient le matériau.
Une fois l'enveloppe bien fermée, vous pouvez la déposer dans un point de collecte jusqu'au 30 avril, ou l'envoyer directement à l'adresse centrale.
Vous souhaitez recevoir les résultats de l'étude ?
Remplissez alors formulaire au bas de cette page.
Merci beaucoup pour votre participation !
FAQ'S
Pourquoi collectez‑vous de l'écorce de platanes ?
Le platane (genre : Platanus) capture les particules fines de l'air dans son écorce. En les analysant, nous obtenons une meilleure compréhension de la qualité de l'air dans différents quartiers.
Puis‑je retirer de l'écorce d'un arbre ?
N'arrachez pas les morceaux qui sont encore solidement fixés, afin de ne pas endommager l'arbre. Choisissez uniquement des parties d'écorce qui se détachent déjà légèrement et qui ne sont pas contaminées ou beschadigd par de la mousse, des graffitis ou des clous.
Puis‑je ramasser de l'écorce tombée au sol ?
Non. L'écorce qui se trouve au sol peut contenir des saletés qui faussent l'analyse. Ne collectez que des morceaux d'écorce déjà détachés directement sur l'arbre.
Combien d'écorce dois‑je collecter ?
Une poignée suffit. Il n'est pas nécessaire d'en rapporter de grandes quantités.
Où puis‑je déposer l'écorce collectée ?
Vous pouvez déposer vos échantillons dans l'un des points de collecte ou les envoyer à l'adresse centrale de l'Université d'Anvers. Toutes les informations pratiques se trouvent sur notre site web, à la page points de dépôt.
Que devient l'écorce collectée ?
Nous analysons le matériel pour détecter les particules fines et nous publierons ensuite les résultats, afin que chacun puisse mieux comprendre la qualité de l'air dans son environnement.
Quand pouvons‑nous attendre les résultats ?
L'analyse de toute l'écorce collectée sera terminée cet automne. Si vous souhaitez rester informé(e), vous pouvez enregistrer votre adresse e‑mail au bas de cette page.
